Nous avons choisi de ne pas utiliser de sous-produits...
Seule la qualité compte
Les sous-produits
L’ASSOCIATION de sous-produits pénalise fortement la dynamique digestive de l’aliment, d’où une augmentation importante des déchets métaboliques, source de fatigue du foie, des reins et du système immunitaire en général. Un sous-produit est une partie plus ou moins importante d’une graine, d’une plante ou d’un animal que l’on peut légalement utiliser comme constituants principal ou complémentaire d’une formule d’aliment pour animaux. Ces sous-produits peuvent être en l’état ou résidus de fermentation, après transformation mécanique ou chimique. Leurs garanties sont établies par un cahier des charges dont la teneur maximum en constituants « dangereux » (plomb, arsenic, fluor...) est donnée à titre indicatif mais ceux-ci ne sont pas à ce jour systématiquement décelés. Il en est de même pour la teneur en toxine et aflatoxine d’un certain nombre de sous-produits dont les analyses ne sont pas souvent faites.
Sources : L’alimentation du cheval, Roger WOLTER, Editions Vigot Frères, Paris (1975) L’alimentation du cheval, Roger WOLTER, Editions France Agricole, Paris (1994)
Les mélasses
Les mélasses, de betteraves ou de canne, sont des matières premières très appétentes pour le cheval. Leur richesse en sucre (près de 45 à 50 p. 100) leur vaut d’être des sources énergétiques très rapidement disponibles pour le travail musculaire. Ces deux caractéristiques, appétence et énergie pas chère, alliées à son pouvoir agglomérant justifient leurs emploi quasi systématique. Mais les fortes teneurs en potassium et en nitrates des mélasses de betteraves les rendent quelque peu laxatives et diurétiques. Elles induisent des diarrhées, des néphrites et peuvent également être responsable de bouchons oesophagiens.
Les pulpes sèches de betteraves
Les pulpes sèches de betteraves ont une haute digestibilité, en rapport avec la nature de leur cellulose. Mais elles sont peu appréciées et leur emploi massif expose à des indigestions gastriques redoutables.
Les sons
Les sons (en réalité, l’enveloppe de la céréale, l’écorce vidée du noyau) et divers sous-produits de meunerie sont surtout recherchés pour leurs vertus émollientes, en rapport avec leur pouvoir d’inhibition.
Les marcs de fruits
Les marcs de fruits sont en général appétents. Il en est ainsi des marcs de pommes. Cependant, les marcs épépinés sont d’une faible valeur nutritive en raison de la teneur en lignine des pépins.
Le Corn gluten feed
Le corn gluten feed est le résidu d’extraction par voie humide de la partie de l’amidon, du gluten et du germe de maïs, par les industries de l’amidonnerie. Il se commercialise généralement sous la forme de granulés. Il peut / ou pas contenir des résidus de la fermentation du maïs et / ou de la farine de germes de maïs.
Les farines de graminées fourragères déshydratées
Les farines de graminées fourragères déshydratées, ray-grass et fétuques par exemple, conviennent fort bien au cheval mais sont plus rares. Le maïs fourrage déshydraté est également intéressant bien que nos essais fassent ressortir une moindre appétibilité chez les équidés. Le maïs fourrage est plus une énergie d’embonpoint qu’une énergie d’effort.
la caroube
La caroube est le fruit (gousse) d’un arbre de la famille des Césalpinées (superfamille des légumineuses). Elles est très riche en sucres : 40 à 50 p. 100 de la matière sèche, soit presque autant que la mélasse. Les graines doivent être éliminées car elles sont très dures et pratiquement indigestibles. Les gousses sont séchées, broyées et de préférence mélangées à d’autres aliments obligeant l’animal à les consommer progressivement et à bien les mastiquer. En effet, on peut craindre, surtout lors d’ingestion gloutonne, des accidents d’étranglement ou d’engouement de l’oesophage.
La farine de poisson
La farine de poisson, et plus encore les concentrés protéiques solubles de poisson (CPSP), sont très riches en protéines, bien équilibrés en acides aminés indispensables. Ils peuvent utilement servir à la supplémentation azotée des reproductrices et surtout des poulains weanlings ou même yearlings. Toutefois ces matières premières doivent être parfaitement conservées et bien antioxydées.Malgré les qualités protéiques qu’on leur reconnaît, leur origine animale proscrit leur utilisation par REVERDY.



