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Guide de l'alimentation
L'alimentation du cheval doit être adaptée, c'est à dire qu'elle ne doit être ni trop, ni trop peu. Elle est restée jusqu'à présent empirique ou calculée, sans tenir compte de l'animal lui même, ainsi que de son environnement.
Il n'est pas surprenant de déplorer une incidence exagérée de désordres métaboliques, d'infertilité ou autres.
Afin de répondre à une alimentation raisonnée du cheval athlète, il est nécessaire d'en préciser les particularités digestives et d'en rappeler les besoins nutritifs.
Particularités digestives du cheval
Bouche
Broyage et humidification des aliments (importance de la fibre pour une bonne insalivation). La production de salive est importante pour la digestion ultérieure (maintien du pH gastrique).
La salive
La production de salive est très abondante chez le cheval : environ 40 kilos par jour. En dehors des repas : 100 à 150 grammes par heure.
Pendant les repas : 5 à 8 kilos par heure.
Conséquences :
- Production de 4 litres de salive par kilo de foin ;
- Production de 2 litres de salive par kilo de grain ;
- Production de 0,5 litre de salive par kilo d'herbe.
Estomac
La digestion gastrique est initiée par la présence de cellulose qui subit une pré-dégradation.
Les sous produits comme les sons finement broyés en quantité importante peuvent entrainer des risques de météorisation de l'estomac.
Très faible rendement énergétique (indispensable pour l'orientation fermentaire.
L'estomac
L'estomac du cheval est de petite taille : 15 à 18 litres et la durée du transit varie de 3 à 9 heures. Seuls les 2/3 sont utiles (environ 10 à 12 litres).
Conséquences :
- 1 kg d'orge représente en moyenne 2 litres et nécessite 2 litres de salive : cela équivaut à 4 litres de volume absorbé ;
- L'action de l'estomac ne porte au maximum que sur 12 litres divisés par 4 soit en moyenne 6 litres.
Le reste ne sera pas digéré dans l'estomac et passera directement dans l'intestion grêle.
L'estomac n'a qu'un rôle digestif réduit et agit surtout comme régulateur du transit. Il convient donc pour profiter de la digestion dans l'estomac de fractionner les repas.
Intestin grêle
C'est dans l'intestin grêle que 50 à 70% de l'énergie de l'effort est produite. Celle-ci concerne principalement les sucres, l'amidon, les matières grasses, les matières azotées, digérés grâce à l'action d'enzymes produites par le pancréas ou sécrétées par la paroi intestinale.
Meilleur rendement entre l'énergie ingérée et l'énergie transformée.
L'intestin grêle
Longueur : 16 à 24 mètres.
Volume : 64 litres.
Durée du transit : 5 à 6 heures.
Diamètre : 2 à 3 centimètres.
L'intestin grêle a une action brève mais est le siège de puissantes secrétions enzymatiques.
Le cheval ne possède pas de vésicule biliaire : secrétions biliaires et pancréatiques continues : 5 litres de bile, 7 litres de suc pancréatique.
Les 2/3 des protéines sont digérées dans l'intestin grêle.
Les minéraux et oligo-éléments sont absorbés dans l'intestin grêle (un excès de phosphore limite l'assimilation du calcium).
Les vitamines sont absorbées dans l'intestin grêle. La durée réduite du transit des fourrages limite la transformation du carotène en vitamine A.
Le gros intestin
Le gros intestin est le siège de la digestion microbienne.
Gros intestin
La population microbienne présente dans le gros intestin transforme les résidus de la digestion enzymatique au cours d'un processus de fermentation (les acides gras volatiles).
Les sous produits riches en fibres et en cellulose sont pour la plus grande partie digérés dans le gros intestin.
Rendement énergétique limité (coût de transformation).
Fèces
Les rejets sont l'expression de la digestibilité des aliments facteurs déterminants de leur valeur énergétique.
Moins le sollicite l'estomac et le gros intestin et meilleur sera le potentiel énergétique de l'aliment.
Conséquences pratiques
Pour favoriser la digestion enzymatique :
- Fractionnement des apports. Ne pas donner plus que ce que l'estomac peut contenir afin de profiter de la pré-digestion gastrique ;
- Ne pas pousser le contenu hors de l'estomac et de l'intestin grêle en donnant du fourrage après les concentrés ;
- Veiller à la qualité des apports alimentaires.
Pour favoriser la digestion microbienne :
- Favoriser le développement de la flore microbienne ;
- Utilisation des fourrages de façon importante.
Essai de vulgarisation scientifique
Particularités digestives
Le cheval est un herbivore à l'estomac d'un petit volume de 15 litres. Son gros intestin est au contraire très développé.
La cellulose n'est attaquée que dans le gros intestin ; plus les particules sont grosses et plus elles stagnent longtemps dans celui-ci. Sa digestibilité est moyenne et est encore diminuée si les fourrages sont lignifiés. Avec une quantité trop importante de ce type de fourrage, on s'expose à des risques de coliques d'obstructions ; cependant, il nous faut un minimum de lest pour exciter la motricité intestinale. Le foin de bonne qualté reste un élément de base indispensable à l'alimentation du cheval.
La mise en granulés de fourrages permet d'accroître le niveau de consommation sans exposer à des risques de troubles digestifs. L'énergie est digérée en majorité dans l'intestin grêle, donnant lieu à l'absorption de glucose qui a la plus grande efficacité énergétique. Le reste atteint le gros intestin ou les fermentations microbiennes le transforment en acides gras volatiles, avec une proportion d'acides proploniques élevée.
L'excès d'amidon cru parvenant au gros intestin, associé à un manque de lest expose à des accidents d'acidose lactique (acidose sanguine, acidose digestive, etc.). Les protéines sont digérées pour une grande part (70 % environ) dans l'intestin grêle. L'importance de la qualité des protéines alimentaires demeure et doit tenir compte d'un certain équilibre en acides aminés.
La valorisation de l'azote non protéique telle que l'urée est très faible chez le cheval. Elle est absorbée par l'intestin grêle et ne peut profiter de la protéosynthèse microbienne dans le gros intestin. Il importe donc d'en limiter l'afflux, par risque d'entraîner une stase digestive. Les matières grasses sont bien résorbées dans l'intestin grêle ; par contre, elles sont très sensibles à l'oxydation et à la carence en vitamine E.
Les vitamines liposolubles (A, D3, E)
Elles sont rapidement digérées. Les carotènes des fourrages, précurseurs de la vitamine A sont mal utilisés chez le cheval en raison du transit très rapide dans l'intestin grêle. Il nous faudra donc, suivant les besoins, maintenir des apports vitaminiques pendant le pâturage.
Les vitamines hydrosolubles (complexes B)
Riboflavine, thiamine, niacine, acide pantothénique, sont indispensables et sont synthétisées par la microflore du caecum et du colon. Les minéraux, le phosphore principalement, jouent un rôle important sur la régulation du pH, d'ou l'importance du rapport phosphocalcique.
En résumé, l'alimentation du cheval doit proposer un équilibre alimentaire bien adapté ; en aucun cas, la quantité ne peut suppléer à la qualité de la ration. La cellulose a un rôle essentiellement hygiénique et participe à la prévention des coliques. L'amidon est une excellente source énergétique, précurseur du glucose. Les protéines de qualité facilement digestibles sont profitables à la constitution du muscle et des os. Les apports de calcium, de phosphore et de vitamines D doivent être bien ajustés (ostéofibrose, rachitisme). Le sélénium et la vitamine E sont nécessaires à l'intégrité musculaire.
La gamme ALIMENTS REVERDY est formulée en donnant priorité à l'origine et à la qualité intrinsèque des matières premières entrant dans la composition de celui ci, afin d'observer la meilleure transformation par le cheval athlète.
Il n'est pas certain que l'activité de la microflore intestinale puisse satisfaire parfaitement aux besoins en acides aminés et complexes B, et afin de sécuriser nos formules, l'apport de levures dans la gamme REVERDY y contribuera.


fibres
sucres et glucides rapides
amidon
matières azotées totales
cellulose